Richard Pevny

J'écris sur le cinéma depuis l'âge de 17 ans. Très jeune, j'ai découvert son pouvoir d’attraction. Un peu comme l'enfant Norma Jean Baker qui de son dortoir voyait la nuit briller, dans le feu d’un projecteur mobile, l’enseigne de la RKO, l’un des grands studios hollywoodiens, et rêvait d’être sous cette enseigne-là.  Enfant, je pensais qu'il suffirait de se glisser derrière le grand écran blanc pour découvrir des Marseillais tapant le carton autour d'une table de bistrot ou Fernandel déguisé en François Ier. Or, il n'y avait qu'un mur en parpaings gris ou une grande toile blanche tendue l'été en plein air et battue par le vent - nous étions du côté de Toulouse et l'Autan soufflait fort - comme dans "Splendor" d'Ettore Scola. Mais depuis Woody Allen (La Rose pourpre du Caire), nous savons tous comment passer derrière. Moi-même, je le fais le mercredi dans l'Indépendant. La plupart des chroniques de ce blog existent d'abord dans ce journal.