11/03/2009

Marley et Moi

Avant d'être une comédie, "Marley et Moi" était un best-seller, l'histoire d'un labrador qui a fait craquer les lecteurs du Philadelphia Inquirer, lorsque John Grogan, l'un de ses journalistes, lui a consacré des adieux émouvants. Les réactions ont été telles, que John Grogan s'est ensuite lancé dans la rédaction d'un livre traduit dans une dizaine de langues (en France aux éditions JC Lattès ou dans le Livre de poche). Le film a été réalisé par David Frankel, cinéaste de "Le diable s'habille en Prada", autre succès planétaire. Auparavant, il y avait eu, "Chéri, dessine-moi un bébé", "Miami Rhapsody" et des épisodes de la série "Sex and the City". Un réalisateur qui a une certaine patte – sans jeu de mot – et réussit plutôt bien ses mises en scène.
Donc, Marley est le premier "enfant" du couple Jenny et John. Un "enfant" turbulent, dévastateur, indiscipliné, mais auquel chacun des membres de cette famille de trois enfants s'attachera au fil des années. Il y aura des hauts et des bas, Marley se découvrant par exemple un vrai talent pour réduire en charpie les couches-culottes des bébés. Avec Jennifer Aniston, Owen Wilson et 22 labradors, il y avait de quoi composer une comédie enlevée, désopilante - Kathleen Turner en sergent instructeur pour cabot -, une comédie sur la famille, le travail, les sacrifices que l'on fait pour l'une et l'autre. Et l'amour que l'on porte à ces animaux que l'on dit familiers, et nous le rendent à leur manière, même si ce n'est pas toujours "avec" la manière. On peut regretter une fin larmoyante qui enlève beaucoup à notre plaisir.
R.P.

17:14 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0)

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