26/02/2011

Sharon Stone sex-symbol du cinéma... français

sharon.jpgComme en 2006, lorsqu'elle était venue à Paris défendre - un bien grand mot pour un film qui avait si peu d'ambition - "Basic instinct 2", le salon Psyché du Ritz semblait faire figure de camp retranché à l'intérieur même du palace de la place Vendôme. Pas un demi-mètre carré des lieux qui ne fut occupé par un ou une journaliste. Debout derrière la dernière rangée de chaises dorées à la louche, mon 1m 82 à la démarche oscillant entre Gary Cooper et Clint Eastwood de vieux routier des salles obscures, ne pourrait échapper à son regard amusé. Des particules de testostérones emplissaient le peu d'air ambiant, senteur de cuir tanné et de tabac froid. En 2006 - je me trouvais à deux mètres de ses longues jambes -, quand elle déclarait : « J'ai des fantasmes tout le temps ».
Elle avait obtenu quatorze millions de dollars pour croiser et décroiser une nouvelle fois ses jambes. Au bout, « Basic instinct 2 », n'était qu'une chose bien prétentieuse. Ce qui était caché dans le film de Paul Verhoeven, le pic à glace et la petite culotte de Catherine Tramell, devenait d'une banalité déconcertante. A Paris, la blonde sulfureuse, du haut de son Q.I. de 154, relativisait : « Basic instinct 2 n'est qu'un film...». Or, dans une fin d'après-midi parisienne morose de janvier dernier, quand l'idée d'un « Basic instinct 3» est montée au cerveau d'un confrère de la presse pipeau(l), la star la plus glamour d'Hollywood a envoyé l'effronté dans les cordes. N'empêche, son arrivée dans le deuxième épisode de « Largo Winch », n'est peut-être pas anodin. Qu'interprétant une procureur près le Tribunal pénal international, elle interroge le séduisant Largo, assise sur son bureau, balançant ses jambes croisées sous les yeux de son suspect, le rapprochement avec « Basic Instinct » n'aura échappé à personne. Sharon Stone resterait donc prisonnière de son destin de sex symbol.
« Qu'à mon âge quelqu'un me qualifie de sex symbol, c'est formidable » , lancera guillerette la star. Pour le reste, le fameux clin d'oeil dont toute la presse va parler, « tant de gens y font référence, et étant donné que cela fait partie de mon patrimoine, je suis contente de savoir que cela est drôle et rend le film plus divertissant » . Et puis, ajoute-t-elle, « le client a toujours raison ».
Après un congé sabbatique de trois années, durant lesquelles elle s'est surtout occupée de ses trois enfants, 4, 5 et 10 ans, Sharon Stone revient sur les plateaux de tournage par la France. « J'ai lu beaucoup de scénarios, mais peu de rôles qui me plaisaient » , assure-t-elle. Maintenant que ses enfants ne son plus en couche, elles se dit plus disponible. Pas nécessairement pour Hollywood. «On parle de tourner un autre film en France...» , laisse-t-elle planer. Si elle n'avait pas été actrice, «j'aurais aimé être pompier...» , dit Sharon en forme d'épilogue, nous laissant, avec cette info, rêveurs.
Richard Pevny

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