12/11/2011

"L'odre et la morale"

« L’ordre et la morale » du cinéaste Mathieu Kassovitz, qui sort sur les écrans mercredi prochain, retrace un épisode douloureux de la Nouvelle Calédonie, lorsqu’en pleine élection présidentielle de 1988, des indépendantistes kanaks prennent en otages vingt-sept gendarmes, qui seront retenus plusieurs jours dans une grotte sur l’île d’Ouvéa, avant qu’une intervention armée ne les délivre, l’avant-veille du second tour. Dix-neuf Kanaks et deux militaires seront tués, auxquels il faudrait ajouter, selon Philippe Legorgus qui dirigeait le GIGN à l‘époque, trois Kanaks à postériori, morts faute de soins médicaux ou tout simplement exécutés. C’est même ce que montre le film du réalisateur de « La haine ». Philippe Legorjus, capturé puis relâché, a mené jusqu’au dernier jour de difficiles négociations, mais il semblerait que l’assaut, le 5 mai 1988, était privilégié aussi bien par la hiérarchie militaire que le gouvernement représenté par Bernard Pons, ministre en charge de l’Outre-mer.
Pour l’ancien ministre, il n’y avait pas d’autre solution que l’assaut. Ce n’est pas le point de vue de l’ex-patron du GIGN, dont Mathieu Kassovitz endosse l’uniforme dans « L’ordre et la morale », un titre emprunté à une déclaration de l’ancien ministre de Jacques Chirac : « On va rétablir l’ordre et la morale ».


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