16/05/2012

Cannes mercredi 16 mai

AFF_web.pngRejoindre Cannes semblait une tâche difficile toute la journée d'hier. En train s'entend. Deux incidents complètement étrangers l'un à l'autre ont coupé la voie ferrée vers la Croisette durant plusieurs heures. Arrivés dans la cité des stars (pour quelques jours), les naufragés du rail - restons calmes, la clim et l'électricité n'ont jamais été coupées et la jeune fille qui pousse sa voiture ambulante d'un bout à l'autre du Corail, a réalisé sa meilleure recette - à peine arrivés en gare, n'étaient pas au bout de leur peine : rejoindre dans une cohue indescriptible qui, son hôtel, son appart son studio, sa colocation, puis pour les accrédités au festival, ils devaient aller cueillir le précieux sésame (couleur blanche pour les soirées sur les marches, rose, bleu, jaune, en ordre décroissant, qui montre que quel que soit sa conscience politique, on se fait très vite aux privilèges pour peu que l'on en soit le bénéficiaire). A 19 heures, projection du deuxième film de la compétition, "Après la bataille" de l'Egyptien Yousry Nasrallah, réalisateur du brillant "Femmes du Caire" en 2009. "Après la bataille" évoque un épisode de la place Tahrir mêlant fiction et images réelles. Son côté documentaire d'actualité a sans doute valu à ce film, parfois très brouillon, d'être versé dans la compétition.
Richard Pevny

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