22/05/2012

Cannes, lundi 21 mai

AFF_web.pngDifficile de tenir son petit blog quotidien entre les projections, quatre par jour en moyenne, les deux conférences de presse sur les films de la compétition, le temps pour écrire, pour se restaurer, dormir, très peu, et faire la fête. C'était le cas lundi soir, sur l'une des plages privées de la Croisette, pour la Semaine de la Critique. Sortant à minuit du film de l'Argentin Pablo Tropero, "Elépant blanc", dont l'action se déroule dans un bidonville, le buffet avait été pillé, ne restait plus que de la vodka et de la bière. En rentrant vers 2 heures, je n'ai pas eu le courage d'écrire tout le mal que je pensais du dernier film d'Abbas Kiarostami, "Like someone in love", tourné à Tokyo. De belles choses dans le mouvement, comme toujours, mais aucune émotion pour l'histoire racontée, somme toute assez banale et inintéressante. Filmer en Iran excitait l'imagination créatrice de Kiarostami. Depuis "Copie conforme", pour lequel Juliette Binoche a obtenu le prix d'interprétation à Cannes en 2010, le cinéaste iranien a perdu un peu de son âme son âme en quittant Téhéran.

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