05/08/2012

Pixar le studio rebelle

Un quart de siècle d'existence, un court-métrage « Luxor Jr » le petite lampe de bureau devenu l'emblème du studio, une douzaine de longs métrages, un patron aux légendaires chemises hawaïennes, le studio Pixar s'est imposé comme le grand concurrent de Disney, bien que leurs démarches artistiques respectives soient très différentes, au point qu'en 2006, après un long « je t'aime moi non plus », Disney a fait entrer Pixar dans son giron pour sept milliards de dollars. Et pour John Lasseter, de quoi s'acheter encore plus de chemises hawaïennes, et devenir l'unique patron de la création du double ensemble. Un retour plutôt en fanfare chez Mickey où ce petit Mozart de l'animation avait fait ses débuts.
Cela lui a plutôt bien réussi : avec « Ratatouille », « Wall.e », « Là-Haut » (Oscar du meilleur film d'animation), « Toy story 3 » Disney-Pixar a accumulé les succès face à ses concurrents DreamWorks (« Madagascar ») et Fox (« L'âge de glace »), nonobstant le semi-échec - personnel pour John Lasseter fils d'un concessionnaire Chevrolet - de « Cars 2 » qui a montré les limites du genre.
« Nous aimons nous aventurer dans de nouveaux univers », dit John Lasseter. Et il est vrai qu'avec « Rebelle », le père de « Toy Story » met la barre du défi technologique et artistique un poil plus haut.Tous ceux qui ont travaillé sous sa férule évoquent un « espace de liberté artistique », une « atmosphère d'ouverture d'esprit », du temps pour créer, expérimenter. Des premiers repérages en Ecosse, à la fin de l'été 2006, Il a fallu plus de cinq ans pour faire de « Rebelle » une héroïne qui pourrait rivaliser dans l'histoire de l'animation avec la mythique « Pocahontas ».
R.P.

17:41 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0)

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