17/09/2014

Gai « Pride »

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En 1984, Margareth Thatcher, prime minister de Grande-Bretagne, entre en guerre avec le puissant syndicat national des mineurs. L’affrontement va durer 49 semaines. Maggie y gagnera son surnom de dame de fer. Reste qu’au Pays de Galles, la blessure n’est toujours pas refermée, la rancune tenace. Durant cette époque, où l’on découvre les premières atteintes du sida appelé cancer des gays, autour d’une petite librairie spécialisée, un groupe d’activistes décide d’organiser une quête en faveur des mineurs en grève lors, de la Gay Pride londonienne. Au fin fond du Pays de Galles, tous ne sont pas ravis par ce don pour le moins inattendu. Il n’y a pas plus antinomiques que ces deux groupes-là, encore que selon les probabilités, il doit bien y avoir un cinquième des mineurs homos. Sur la foi de ce maigre pourcentage, un groupe de gays et lesbiens s’embarque dans un minibus pour une destination inconnue que résume l’une des participantes : « En gallois, on dit lesbienne ? »
« Pride » est le genre de film choral que les Britanniques savent très bien faire (voir « Full monty ») contrairement aux Français. Ils le font sans exagération, ni caricature ou pathos. C’est un moment de l’histoire sociale et politique de la Grande-Bretagne, qui nous parle aussi des choix que chacun doit faire à un moment de sa vie, agir plutôt que subir. Et c’est aussi très gai !

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