04/03/2015

Tokyo fiancée : Amélie Nothomb expérience

297471.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpgAmélie est une jeune européenne, née de parents belges au Japon où 'elle n'a vécu que les premiers mois de sa naissance. Depuis, elle ne rêve que d'y retourner pour vivre pleinement une existence de japonaise. A Tokyo, Amélie décide de donner des cours de français. Elle rencontre Rinri, un jeune Japonais qui devient son unique élève, et bientôt son amant. Ce film de Stefan Liberski est adapté d'un roman d'Amélie Nothom ("Ni d'Eve ni d'Adam"), star de l'écriture dont deux livres ont été portés à l'écran : "Hygiène de l'assassin" et "Stupeur et tremblements", ce dernier réalisé par Alain Corneau.
A l'image de l'écriture fluide de son auteur, "Tokyo fiancée" est un joli film, sympathique, chaleureux et surtout souriant, une rencontre avec un Japon dans toute sa diversité, champion du modernisme et contemplateur d'une nature préservée, source d'éblouissement et de renaissance. C'est aussi la rencontre de deux cultures, la spontanéité envahissante d'Amélie confrontée à la retenue de Rinri se confondant pour un rien en excuses. Quand chacun des deux amants doit exprimer ses aspirations, Rinri lâche : "Je souhaite que ma mort dérange le moins possible".
Ce film délicieusement réjouissant, à la mise en scène délicate, nous délivre quelques instants de grâce portés par sa principale interprète, Pauline Etienne, actrice belge, nommée par deux fois pour le César du meilleur jeune espoir", qui avait endossé le rôle de "La religieuse" dans le remake réalisé par Guillaume Nicloux. pour donner un peu plus de corps à son récit et lui ajouter un zeste de gravité, Stefan Liberski a transposé l'histoire en 2011 au moment du tsunami et de l'accident de la centrale de Fukushima. Une belle réussite.

09:22 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.