12/03/2015

The voices

400701.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx.jpg La réalisatrice Marjane Satrapi, auteur de "Persépolis" film d'animation en noir et blanc qu'elle avait auparavant dessiné et qui lui valut le Prix du jury au Festival de Cannes 2007, fait une brève incursion dans le film de genre, entre l'univers aseptisé de Barbara Cartland et une parodie de "Massacre à la tronçonneuse. C'est dire que "The voices", titre qui n'a rien à entendre avec l'émission de télé-réalité éponyme, se regarde au second - et plus si affinité - degré. Jerry (Ryan Reynolds), une bonne tête de gendre américain idéal, a des tendances à la schizophrénie. Il a un lourd passé qui lui a valu un long enfermement. Jerry travaille à Milton comme manutentionnaire dans une usine de fabrication de baignoires. Jerry prend ses médocs, donc tout va bien. Enfin, presque... Jerry a un chat et un chien et leur parle, ce que font la majorité des bipèdes qui vivent seuls - ou pas - avec des animaux. Il arrive à Jerry d'oublier de prendre ses pilules et d'entendre des voix. Les voix de Monsieur Moustache, son chat, et de Bosco, son chien, une brave bête; j'en dirai pas autant du matou. Jerry a de véritables conversations avec eux. Rien d'inexplicable, tout se passe dans la tête malade de Jerry. Jerry en pince pour Fiona (Gemma Arterton), l'une des filles de la comptabilité. Un soir, Jerry sort avec Fiona, mais au retour, la voiture de Jerry percute un gros animal et dès lors tout part en vrille. Jerry doit achever Fiona qui a été blessé dans l'accident. Il la ramène chez lui, la découpe à la scie et en distribue les morceaux dans des Tuperware, transformant son logis en cabinet de curiosités. En conservant la tête de Fiona, Jerry s'est fait une amie à qui parler. Et que lui dit Fiona, eh bien qu'elle se sent seule dans le frigo, qu'elle aimerait bien avoir à ses côtés Lisa (Anna Kendrick) une autre fille de la compta. Qu'à cela ne tienne, Jerry va s'occuper de Lisa, et puis aussi de la psy à qui il a avoué qu'il ne prenait pas ses pilules... Un serial killer trouble la petite localité de Milton qui voyait jusque-là la vie en rose. Jerry qui durant une bonne heure quarante a épousé le point de vue de Monsieur Moustache (le Mal), écoute in fine la voix de sa conscience, Bosco (le Bien). Tout est bien qui finit bien. Une gentille série B au générique de fin rock'n'roll. Excellente interprétation de Ryan Reynolds dans la double personnalité de Jerry et qui assume également les voix du chat et du chien.
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12:25 Publié dans Critique | Lien permanent | Commentaires (0)

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