21/05/2012

Cannes, dimanche 20 mai

AFF_web.pngScène de chasse eu Danemark
Dans "La chasse" du Danois Thomas Winterberg (réalisateur de "Festen" en 1998), le spectateur est pris en otage par le propos plutôt infect du cinéaste. Dans une petite ville à l'approche de Noël, Lucas est un professeur divorcé, qui a perdu son travail à la suite de la fermeture d'un collège et désormais employé par le jardin d'enfant. Il y est devenu la coqueluche des gamins, particulièrement de Klara, la petite fille de son meilleur ami. Un jour, Klara qui s'est sentie rejetée par Lucas après lui avoir manifesté une tendresse excessive, dit à la directrice au milieu d'une conversation que ce dernier lui a montré son zizi. A partir de cet instant, la vie de Lucas suit une spirale infernale. Réunissant les parents d'élèves, la directrice envenime les propos de Klara, invente plusieurs attouchements, sur d'autres élèves. La police est prévenue, met Lucas en garde à vue, puis le libère. Mais le mal est fait et Lucas devient la bête à abattre dans cette petite communauté de chasseurs, en apparence unie. D'autant que Lucas se défend mollement, n'appelle pas d'avocat... On pe bse bien sûr à "Scènes de chasse en Bavière" de Peter Fleishman. Le spectateur sait bien que Lucas est innocent, mais ne peut rien faire face à la démonstration du réalisateur. Un film facho à vomir.

Charlotte et Peter
Vu l'adaptaiton par Sylvie Verheyde de "Confession d'un enfant du siècle" de Musset. Mise en scène plate - de la télé filmée en scope -, omniprésence de la voix of récitant le texte. Quant aux acteurs, Peter Doherty est fade, mou, sans grâce, ni consistance, donnant l'impression d'avoir fumé un pétard, Charlotte Gainsbourg, mal filmée, fagotée dans des robes taillées dans des rideaux, le visage terne... A oublier.

20/05/2012

Cannes, samedi 19 mai

Vu ce soir le premier long métrage de Brandon Cronenberg, le fils du réalisateur de "Dead zone" et de "Crash". D'ailleurs son père etait dans la salle tout comme Tim Roth. Brandon est le digne fils de David. L'histoire est celle d'un technicien d'une clinique spécialisée dans la vente à des fans de virus cultivés dans le corps de people. Syd vole le virus d'une célèbre star en se l'innoculant pour pouvoir le revendre à la concurrence. Mais bien entendu rien ne se passe comme prévu... Il faut aimer, c'est une question de goût.
Richard Pevny

18/05/2012

Cannes, vendredi 18 mai

AFF_web.pngMadagascar ou Kenya ? Le cinéma joue l'exotisme dans la programmation. Le Kenya est le lieu de villégiature de «sugar mammas», ces Européennes qui viennent passer leurs vacances dans des complexes hôteliers en bord de plage. Entre deux bronzettes, elles s’adonnent à la pratique du sexe contre argent qui vaut nourriture pour les jeunes Noirs qui servent de sparring-partners. Ulrich Seidi, le réalisateur de «Paradise: amour», premier long métrage d’une trilogie à venir, étant autrichien, ses héroïnes en surpoids le sont aussi. C’est un grand film, un peu désespérant sur la nature humaine, avec de jolis plans de nus qui renvoient aux tableaux très en chair du peintre François Boucher.
«Madagascar», troisième du nom, film d’animation des studios DreamWorks, une parenthèse enchantée et en 3D, inscrit dans la sélection, sans doute pour son casting de voix anglaises (Ben Stiller, Chris Rock, Martin Short...) que françaises (José Garcia, Anthony Kavanagh, Jean-Paul Rouve...). Cela fait une jolie montée des marches pour ce zoo en folie. Il y avait dans le Théâtre Lumière plus d’enfants que de journalistes pour ce long métrage qui sort le 6 juin. C’est toujours aussi plaisant, même si le concept montre ses limites.
Richard Pevny