25/11/2009

Marceau - Lambert : un couple dans la vie et à l'écran

marceau.jpgIls sont déjà un couple mais ne le savent pas, contrairement à nous les spectateurs qui voyons l'un donner la becquée – jambon purée – à l'autre, pousser le fauteuil roulant sur la terrasse ou la prendre dans ses bras jusqu'au bord de l'océan, nous qui savons que les interprètes de ces deux exilés des sentiments à l'autre bout du monde, forment le couple d'acteurs le plus célèbre du moment. A l'écran, elle est paralysée après un accident de voiture qui l'a définitivement clouée dans le lit de sa chambre à Carthagène, d'où elle ne sort jamais. On y sent à tout moment la chaleur que ces murs transpirent, la moiteur qui perle en gouttes de sueur sur la peau au grain délicat, attirant de Muriel. Lui est Léo, un ancien champion de boxe qui s'est clochardisé dans l'alcool, engagé pour la servir, lui faire la lecture. Elle n'est pas une personne facile, comme si, de son infirmité, elle en voulait au monde entier; elle le passe en mots très durs sur les personnes qui l'entourent. Léo va affronter ce rempart, abolir ses dernières défenses, révéler ses vrais sentiments, ses émotions cachées. Au bout d'1 h 33, ils ne feront plus qu'un, comme le couple Sophie-Christophe qui les incarne si bien.  "L'homme de chevet" d'Alain Monne, adapté d'un roman d'Eric Holder, n'est peut-être pas un grand film, mais c'est leur film, le premier après l'échec de "La disparue de Deauville" (réalisé par Sophie Marceau) qui a scellé leur couple. C'est un film un peu osé, la rencontre d'une tétraplégique et d'un alcoolique. L'essentiel se déroule à l'intérieur d'une vaste demeure, un îlot de tranquillité au coeur d'une ville exotique, bruyante et colorée. Le film est à petit budget, porté par une actrice que l'on dit rassurante et qui squatte, via les sondages, les premières places dans le coeur des Français. 

La quarantaine sied bien à mademoiselle Marceau qui n'a jamais paru aussi belle, et ce n'est pas juste une question de photos retouchées pour les unes de "Elle" ou de "Psychologie magazine". Pour l'avoir vue vingt minutes en interview dans un palace parisien où les journalistes attendaient leur tour dans un hall transformé en salle d'attente, il y a quelque chose de solaire dans son regard, son beau sourire qui vous accompagne. Et c'est ce qu'elle apporte à "L'homme de chevet" dont elle a lu le scénario dans un avion au-dessus de l'Atlantique et qui l'a transportée. "Tu feras ce que tu voudras", a-t-elle dit ensuite à son compagnon Christophe Lambert. "Je n'ai pas eu la stupidité de refuser", nous confie ce dernier. "Je suis conscient de mon bonheur", nous dit-il encore entre deux louanges à sa bien-aimée. Les scénarios qui tenteront d'exploiter ce couple très glamour, vont pleuvoir sur leurs têtes, mais "L'homme de chevet" restera à part, comme un temps arrêté dans leur vie de couple, durant lequel ils seront devenus Muriel et Léo. Mais c'est pour Sophie et Christophe que l'on ira les voir.

 

R. P.

 

 

15/04/2009

Bertrand Tavernier : "J'avais envie d'un vrai polar, et quitte à aller tourner en Louisiane, je ne voulais pas faire le millième polar américain"

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Est-ce le roman de James Lee Burke ou le fait qu'il se déroule en Louisiane qui a été pour vous l'élément primordial?
C'est le roman de Burke qui m'adonné envie de découvrir ce monde que je ne connaissais pas, en dehors de La Nouvelle Orléans. J'ai toujours fait des films avec l'envie d'explorer des territoires inconnus. Une partie de mon excitation consiste à essayer de découvrir, d'apprendre, de regarder. J'ai été ébloui par ces lieux et j'ai essayé d'en restituer la beauté, la magie. Et puis j'avais envie d'un vrai polar, d'un polar qui ne soit pas conventionnel, et quitte à aller faire un film là-bas, je ne voulais pas faire le millième polar américain.

"Dans la brume électrique" est un sujet complexe. Quelle a été la principale difficulté de l'adaptation?
Le roman est complexe, certes, mais souvent ce thème de la double enquête, on le trouve dans beaucoup de romans noirs, à commencer par Chandler. S'ajoutaient beaucoup de personnages très haut en couleur qu'il ne faut pas trahir. On a fait des choix, décidé d'éliminer toute la partie judiciaire. On a essayé de retenir dans certaines parties du livre ce qui nous touchait le plus. En le relisant ces jours derniers, je trouve que l'on a fait un travail d'adaptation absolument formidable, avec l'aide Tommy Lee Jones, quelquefois de Burke. On retenait de scènes qui faisaient cinq pages, les vingt répliques au cœur du sujet. Il y a eu quatorze versions du scénario.

Très vite, on a ce travelling impressionnant dans un quartier totalement ruiné par l'ouragan Katrina. Il était évident pour vous que cette catastrophe devait être intégrée au scénario?
Ecoutez, vous ne pouvez pas venir à La Nouvelle Orléans et ignorer Katrina. Même par rapport aux gens qui nous aidaient pour le tournage, cela aurait d'une arrogance incroyable de leur dire après tout ce qu'ils avaient vécu: votre histoire ne nous intéresse pas. En plus, je trouve que Katrina donnait au film une force supplémentaire. Et James Lee Burke a trouvé l'idée excellente. On comprenait encore mieux la rage de Robicheaux (le flic interprété par Tommy Lee Jones, ndlr), la colère qu'il a, comme le dit le général, contre des gens stupides et malfaisants qui détruisent le pays dans lequel vous êtes né.

Le mafieux Balboni dit à un moment: "La Nouvelle Orléans est une morgue"…
En même temps il y contribue. Il fait partie de ces gens qui pillent La Nouvelle Orléans. Moi, cela m'intéressait beaucoup plus de filmer ces décors que de faire comme dans le roman, et aller dans le quartier français montrer Dave Robicheaux rencontrant un indic dans une boîte à strip-tease. Les boîtes à strip-tease dans le quartier français, j'ai l'impression de les avoir toutes vues dans des films tournés à La Nouvelle Orléans. En revanche, une église abandonnée dans lequel un mec fait du trafic dont on ne sait quoi, ça m'intéresse plus. Cela correspond à une réalité sociale et économique de maintenant. Un quart de l'aide fédérale a été détourné entre les politiciens corrompus, la police et la mafia. Ce qu'on apprend dans les livres de Burke c'est que la mafia, que l'on croyait reléguée à la Floride et New York, est extrêmement puissante à La Nouvelle Orléans. Peut-être même que c'est de La Nouvelle Orléans que la mafia a télécommandé l'assassinat de Kennedy. C'est ce que pense Burke.

Tommy Lee Jones m'a semblé assez proche du personnage qu'il interprète dans "No country for old men" des frères Coen. Un type qui va jusqu'au bout de ce qu'il pense être la vérité, quitte à falsifier les preuves pour accélérer les événements?
Je le trouve génial dans le film des Coen, mais il a perdu ses illusions. Ici, il continue à se battre, il n'abandonne pas. En revanche, il y a des moments où il est perdu, fragile. Il n'a pas beaucoup donné ce genre de couleurs et là il le fait de manière sublime. Je pense que c'est l'un des plus grands acteurs avec qui j'ai travaillé. C'est quelqu'un de complètement surprenant. Il réussit à contrôler son jeu, à le réduire à presque rien, mais avec ce minimum il apporte des nuances incroyables. Il me fait penser à ces très grands musiciens de jazz, tel Milles Davis, qui pouvaient avec deux notes transformer une mélodie. C'est le grand génie de Tommy Lee Jones. Il a un niveau de professionnalisme qui oblige ses partenaires à se hisser à sa hauteur. Remarquez ils étaient tous remarquables et lui était très admiratif d'eux.

Et vous l'étiez de lui?
Moi, j'étais admiratif de voir Tommy soit avec John Goodman, soit avec Mary Steenburgen, soit avec Peter Sarsgaard. Quand on aime les acteurs, c'est un bonheur. Vous auriez envie de faire quinze prises, mais vous n'en avez besoin que de deux ou trois. Ils sont immédiatement bons, tout de suite. Ils vous touchent, vous émeuvent. Avec Peter Sarsgaard, la manière dont ils se parlent tous les deux, dont Peter réagit à ses phrases… Dieu sait si j'ai été gâté avec des comédiens en France.

A quel moment avez-vous pensé à Tommy Lee Jones?
Tout de suite. Je ne voyais pas qui pourrait le jouer en dehors de lui.

Et lui?
Il a mis du temps. Ce sont les stars américaines. On rentre dans un autre monde. Celui des agents, de l'argent qu'il faut déposer en attendant une réponse. Je me suis endetté à cause d'une réponse qui devait venir dans une semaine et qui est venue que trois mois après. En attendant, je payais des intérêts.

Et le tournage lui-même avec des équipes américaines?
J'ai été obligé de devenir membre du syndicat des réalisateurs pour 53000dollars.

Pour rester dans ce domaine, il y aura je crois deux versions, l'une montée en France, l'autre montée aux Etats-Unis?
Je n'en pouvais plus de travailler avec le monteur américain. J'étouffais. Je suis donc revenu en France où j'ai donc fait la version que je voulais avec un monteur français. Aux Etats-Unis, il y a une version qui selon les termes du producteur convient au goût du public américain.

L'avez-vous vue?
Je n'ai pas le droit d'en parler. Et je n'ai pas le droit de dire que je n'ai pas le droit d'en parler. Ce sont les accords d'avocats américains. Vous, vous pouvez la voir, elle est disponible sur le net, vous avez le droit de la commenter, moi je n'en ai pas le droit, juste de dire qu'il y a une autre version.

Que vous reste-t-il de cette expérience?
Des rencontres avec beaucoup de gens formidables dans beaucoup de postes, le musicien Marco Beltrami. On va d'ailleurs créer un CD à télécharger de la musique du film. Rencontres aussi avec les gens du son, la décoratrice, tous les acteurs et enfin la rencontre avec James Lee Burke. C'est un type d'une drôlerie, d'une chaleur, d'un humanisme, d'une combativité…

Nous n'avons pas évoqué le climat qui joue un rôle significatif ?
Deux, trois fois, on a dû abandonner des lieux de tournage parce qu'un cyclone arrivait. Je suis entrain de terminer mon journal de tournage et je relisais qu'un soir le premier assistant est venu me dire: Bertrand, il faut qu'on arrête, je sais qu'il reste cinq plans à faire, mais si on reste une heure de plus, on ne pourra pas revenir.

Plus tard, que voudriez-vous qu'on dise: que "Dans la brume électrique" est un film américain de Bertrand Tavernier ou un film de Bertrand Tavernier tourné aux Etats-Unis?
C'est un film de moi! Peut-être que c'est un film de moi tourné aux Etats-Unis. Je ne sais pas s'il est américain ou français. J'ai eu les deux sons de cloche. Alain Corneau m'a dit que c'est le film sur la Louisiane que les Américains n'ont jamais su faire. Ils n'ont jamais réussi à avoir cette liberté de ton et puis cette connaissance de la culture de la Louisiane, que peut-être nous, les Français, on a. Je parle de cette Louisiane du sud, rurale, provinciale qui est aussi éloignée de La Nouvelle Orléans que peut l'être le territoire décrit par Faulkner de grandes villes comme Atlanta ou Huston. On est dans un autre monde, dans un autre accent, des gens qui parlent avec un autre vocabulaire, qui se réfèrent à d'autres codes linguistiques. Je pense que c'est un des films dont je suis vraiment fier. J'aime bien le fait que ce soit le compagnon de "Coup de torchon". Je les verrais bien tous les deux dans un même DVD. Comme par hasard ce sont deux auteurs de polar du sud (1). Pourquoi ai-je été spécialement attiré par deux auteurs du sud? Je pense que c'est un territoire vierge que je ne connaissais pas, alors que certaines villes américaines, j'ai l'impression de les connaître à travers le cinéma américain. Comment est-ce que je peux filmer New York aussi bien que Sydney Lumet qui y a fait cinquante-deux films…

A propos de votre livre "Amis américains", de ces cinéastes qui vous ont nourri, inspiré…
Ils m'ont inspiré tout le temps, mais pas pendant le tournage. Pendant le tournage, je ne suis pas cinéphile. Noiret m'avait dit quelques semaines après le début du tournage de "L'horloger de Saint-Paul", que la seule chose qui lui avait fait peur c'est que la connaissance que j'avais du cinéma soit un frein. Il m'avait dit: à partir des deux premiers jours, j'ai été rassuré. Jamais dans "L'horloger de saint-Paul" je n'ai fait allusion à un autre film, à un autre plan. Seuls comptaient les sentiments du personnage. Et "Dans la brume électrique",c'est pareil. Ce que je regardais un peu quand j'avais un moment, c'est "La grande illusion", "La bête humaine", "La règle du jeu", "Le corbeau", "Touchez pas au grisby"… essentiellement des films français. D'abord ça me donnait du courage, et puis de voir comment Renoir dirigeait ses acteurs, tout d'un coup ça m'inspirait. Si j'ai pensé à un moment à un cinéaste, en me disant j'espère retrouver ce style de mise en scène un peu ample, un peu vaste, c'est peut-être à Clint Eastwood dans ses derniers films. Vous avez l'impression que ses plans englobent les personnages, mais englobent aussi le monde qui entoure les personnages. Chez beaucoup de cinéastes actuels, contrairement aux cinéastes qui sont dans "Amis américains", je ne sens pas l'Amérique. Je sentais l'Amérique chez Ford, chez Huston, chez Wellmman, chez Hataway. Je sentais une vision de l'Amérique, je sentais respirer une certaine époque de l'Amérique, l'âme du pays, le climat du pays. Il y a beaucoup de cinéastes aujourd'hui dont je ne saurais dire s'ils sont républicains ou démocrates, alors qu'on le sentait pourtant chez des gens qui faisaient des films de studios.

Vous allez vous attaquer à une adaptation de "La Princesse de Montpensier" de Madame de La Fayette. Rien à voir avec ce qu'a dit Nicolas Sarkozy à ce propos?
Ce qu'a dit Sarkozy, vous le balayez en deux phrases, mais vous ne passez pas deux ans de votre vie sur un projet pour répondre à une imbécillité. C'est une phrase qui dénote une inculture qui me dérange. Si je fais un film, c'est parce qu'il y a des personnages qui me touchent, un style qui me touche, une histoire d'amour qui m'émeut. Maintenant, je ne suis pas sûr de trouver l'argent et qu'en France les gens ont envie d'un cinéma en costumes qui se passe au XVIesiècle et n'est pas une comédie avec Eric et Ramzit.

Cela reste toujours aussi difficile de financer un film?
C'est toujours très difficile. Pensez, que l'on s'est fait blackbouler par Canal Plus à cause du rapport d'un lecteur qui disait qu'il fallait supprimer le général, c'est-à-dire la raison d'être du film. Je veux bien, mais en même temps, que c'est homme donne des leçons de littérature à James Lee Burke, lui explique comment on écrit un livre…

Vous faites toujours des films pour apprendre, pour paraphraser Michael Powell que vous aimez bien citer?
Toujours et là j'ai appris beaucoup de choses. Je suis devenu le spécialiste du boudin louisianais, de l’étouffé d'écrevisses et de la musique cajun qui est une musique formidable.

Interview recueillie par Richard Pevny

(1) "Coup de torchon" est adapté de "1275 âmes" de Jim Thompson.

11/03/2009

Marie Bunel : "Chabrol, c'est mon papa au cinéma"

Vous connaissez Chabrol ? C'est un homme qui a un regard sur la vie intelligent. Marie Bunel est fière de son dernier Chabrol. Elle vient de voir le film, « Je suis terriblement excitée », dit-elle avec jubilation. « Si je devais le qualifier ? Amour et humanité. Et humour aussi. On pense ce que les personnages pensent. Rien n'est dit. C'est décalé par moments. C'est très simple. Arriver à entrer dans la tête des gens, ce n'est pas évident au cinéma ». Claude Chabrol, elle connaît. Elle a tourné dans quatre de ses films, le dernier en 2007, "La fille coupée en deux". Les deux premiers, "Le sang des autres" en 1984 et "Une affaire de femmes" en 1988. « Il m'a découvert dans un truc merdique à la télévision. "Vous étiez très bien", m'a-t-il dit». Pour "Une affaire de femmes", « j'étais enceinte, j'en pleurais au téléphone. "Pas de problème ma petite, on va te cadrer au-dessus», m'a-t-il dit. «Ma fille est née à la fin du tournage ». On s'étonne qu'il ne lui ait pas donné plus tôt ce genre de premier rôle. « Parce que je n'étais pas "banckable". Vous savez, il a fallu convaincre la production. Je ne suis pas une star, c'est lui qui le dit». La seule comédienne française qui ne soit pas refaite, assure-t-il. Et d'ajouter qu'elle incarne « le genre de femme qu'on aimerait avoir à la maison ». Marie Bunel, qui me rappellera ses attaches en Roussillon (« Ma mère avait épousé un Catalan »), a fait beaucoup de télé ("La crim", "Une femme d'honneur", "Louis Page"...), et du théâtre. «En ce moment, je répète Tchekhov aux Bouffes du Nord», précise-t-elle. Au cinéma, des films d'auteurs (Coline Serreau, Christophe Honoré, Anne-Marie Miéville, Christian Vincent...), d'autres pas. Elle me rappelle que "La femme à abattre" en 1992 n'est resté à l'affiche qu'une petite semaine. « Chabrol, c'est mon papa au cinéma ». A-t-il changé ? « Je ne m'en rends pas compte. Je ne trouve pas même si j'ai un peu plus de distance. Sur le plateau, il ne dit pas grand-chose, il est à l'écoute de toutes les propositions. Il, fait deux prises qui partent au montage. Si on n'est pas bon, tant pis. Il a déjà tout le film monté dans sa tête. Il ne rassure jamais, ne dit jamais "c'est bien". Toute à l'heure, il m'a dit : "tu étais superbe". Mais le film est fini ».
« Qu'est-ce que c'est bien quand c'est écrit », lance-t-elle encore. Quand on a parlé de mon personnage, j'ai compris qu'il s'agissait de son propre couple. Claude et sa femme sont comme ça. On sent un amour tendre dans le sens intellectuel. Dans le film, on sait qu'ils ont traversé des choses compliquées et ont décidé de rester dans l'amour ». Marie Bunel est la femme du commissaire et le commissaire c'est Gérard Depardieu. « C'est quelqu'un qui prend énormément de place. Il était très respectueux envers moi. Il avait dit : "Je ne veux pas d'une starlette". Quand il se met à jouer, c'est une bête de jeu. Moi, je suis une comédienne, lui est une star ».
R.P.